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SINGLETON : nous l’avons rencontré à Paris (Interview exclusive)

SINGLETON, CHANTEUR GUINÉEN

En prélude au concert dédicace de son nouvel album ce week-end en Allemagne, notre Rédaction a rencontré en plein coeur de Paris, la « Machine du dance hall guinéen », SINGLETON. C’était une belle entrevue terminée par une interview exclusive. Lisez !

Slt Singleton ! Comment se passe ton séjour en Europe ?

Oui, il se passe très bien. Il y’a de cela trois mois  que je suis ici en Europe. Je suis vraiment chargé pour la sortie de mon troisième album « Enfant Des Bas Quartiers ».

Et pourquoi le choix de l’Allemagne pour la dédicace de ce disque ?

J’ai toujours voulu me faire remarquer dans ma carrière. J’ai fait mon premier concert au palais du peuple de Conakry. Cela est resté dans l’histoire de la musique urbaine guinéenne, comme mon second album. J’ai été le premier artiste à faire un concert dédicace sur l’esplanade du Palais du Peuple de Conakry. Donc j’ai choisi l’Allemagne, parce que tout seulement, j’aimerai bien être le premier artiste de la musique urbaine guinéenne à faire un concert dédicace en Europe.

Alors, comment se passe l’organisation de cet événement et quelle est la structure qui s’en charge ?

C’est Jaza Productions qui sort cet album ce 13 juillet 2019 en Allemagne. A l’heure où je vous parle, tout est ok.

Comment la communauté guinéenne en Allemagne accueille ce concert ?

Tout se se passe très bien et l’engouement y est déjà. Il y’a beaucoup de structures qui se sont données la main pour ce concert. Tout le monde est ready et il n’y a pas mal d’artistes qui seront présents, comme Instinct Killers, Djanii Alpha et Minoos, ils sont tous prêts pour le show.

Après ce concert dédicace, il y’aura un deuxième sur l’esplanade du palais du Peuple de Conakry le 27 octobre prochain.

En marge de l’organisation de ton concert, as-tu tissé d’autres relations pour le développement de ta carrière ?

Oui ! C’est d’ailleurs un scoop que je donne à Afroguinée. Pour la première fois, j’ai signé avec une maison « UNV » qui va désormais s’occuper de la diffusion de mes albums. J’ai signé beaucoup d’autres choses pour l’émancipation de mon album, mais je préfère d’abord me taire là-dessus. Ensuite, le 16 de ce mois je dois faire un super clip concernant cet album.

Quelle est la composition de ce disque et c’est quoi le message à véhiculer ?

Pour le moment j’ai 35 morceaux et je suis vraiment confus, car, je ne sais pas quoi choisir pour l’instant. Mais je suis entrain de trier avec les amis, avec l’équipe pour voir quels sont les morceaux que nous allons retenir dans cet album « Enfant Des Bas Quartiers ».

Et comme message, je veux faire savoir qu’on a pas forcément besoin d’avoir un papa riche pour être aussi riche. Je prends l’exemple sur Samuel Eto’o, Didier Drogba qui viennent des familles pauvres mais qui sont devenus riches.

Beni Kha Crew fut un déclic pour ta carrière avant de prendre ton indépendance. Quel est aujourd’hui votre apport ?

Tout se passe bien entre nous et je n’oublie pas Bénédi [Célèbre Producteur guinéen NDLR]. Puisque c’est lui qui a balisé le chemin pour moi. J’ai beaucoup de respect pour lui, parce qu’au moment où j’avais besoin des gens, il n’y avait personne et c’est lui qui était là pour moi.

A un moment donné, ceux qui sont ensemble peuvent se disputer, tout peut arriver, c’est comme ça se passe dans la vie, dans une famille. Mais aujourd’hui, tout se passe bien entre Béni et moi.  On a travaillé deux albums ensemble avec un contrat de 4 ans. Aujourd’hui c’est fini et je suis indépendant. J’ai beaucoup de respect pour lui et lui aussi, il est fier de moi, je reste toujours son produit.

Contrairement aux autres artistes du pays, tu as chanté la faiblesse du Syli National de Guinée à la CAN en Egypte. Pourquoi cette démarcation ?

Parce que j’ai été le plus vrai, le plus sincère. Il ne s’agit pas d’être vrai mais il s’agit de rester vrai et il faut l’assumer. Ce n’est pas la première fois. J’ai plusieurs fois chanté Syli avec mes propres moyens. Je fais tout gratuitement, parce que c’est un devoir citoyen pour tout le monde de soutenir cette équipe. Mais à un moment donné, il faut essayer de leur dire la vérité. A chaque fois que le Syli National perd, je me sens mal et c’est pourquoi j’ai essayé de dire cette fois-ci la vérité à nos joueurs. Cela ne veut pas dire que j’ai la haine contre le Syli. Mais c’est une autre manière de les encourager. Je ne me suis pas moquer de cette équipe, nous tous, nous voulons leur victoire.

Beaucoup de milliards de francs guinéens ont été injectés pour la participation du Syli National à la CAN. Que ressens-tu après la défaite de l’équipe ?

Si on savait, ce montant colossal allait servir à autres choses comme l’entretien de la culture. Nous les artistes, on n’a pas besoin de l’argent, individuellement. Mais le plus important c’est de mettre ce montant en faveur de tout le monde. Par exemple : construire un palais de la Culture comme en Côte d’ivoire. Aujourd’hui, il faut aller voir l’état de notre palais du peuple, ses fauteuils et ses toilettes. C’est honteux !

Merci Singleton et nous te souhaitons bon concert en Allemagne 

Merci beaucoup pour le soutien

Interview réalisée par Syta CAMARA

www.afroguinee.com

 

A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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