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Afros, dreadlocks… : la Californie interdit la discrimination…

La Californie va devenir le premier État américain à interdire les discriminations portant sur les cheveux « naturels ». Une loi particulièrement importante pour la communauté afro-américaine.

Des discriminations au travail…

N’en déplaise à certains, les afros-américains sont de plus en plus nombreux à assumer leur nature de cheveux, laissant enfin s’épanouir afros, boucles et dreadlocks. Entre 2016 et 2018, les ventes de produits pour lisser les cheveux auraient chuté de 22,7% selon Mintel, un cabinet d’étude américain. La raison ? Ces produits chimiques ont récemment été reliés à plusieurs maladies telles que des cancers ou des fibromes (tumeurs bénignes) de l’utérus.

Le problème, c’est que les cheveux naturels sont encore aujourd’hui l’objet de discrimination. D’où l’importance de cette loi, la première du genre, votée à l’unanimité par l’Assemblée de Californie et qui attend désormais d’être promulguée par le gouverneur de l’État. Elle actualise la loi anti-discrimination de l’État, de sorte que le terme « race » englobera désormais les « traits historiquement associés à la race » tels que les cheveux pour les afro-américains. Ainsi déclare le texte :

« Les codes vestimentaires en milieu professionnel, interdisant les cheveux naturels, y compris les afros, les tresses, les torsades et les mèches, ont un impact différent sur les Noirs, car ils sont davantage susceptibles de les dissuader, les contraindre ou les punir. Plus que tout autre groupe. »

… et dans les écoles

Si cette décision est la première du genre au niveau fédéral, la Commission des droits de l’Homme de la ville de New York avait déjà adopté des protections similaires en février, qualifiant de discrimination raciale les restrictions relatives aux cheveux naturels sur les lieux de travail, dans les écoles et dans les lieux publics.

En effet, les défenseurs de la loi soutiennent que le traitement inégal réservé aux citoyens noirs qui portent des coiffures naturelles sans produits chimiques s’est étendu hors du lieu de travail jusque dans les écoles, soumettant les enfants noirs à une discrimination similaire.

En février dernier, Patricia Okonta, boursière au NAACP Legal Defence and Education Fund (principale organisation juridique luttant pour la justice raciale aux États-Unis), déclarait à NBC News que depuis quelques années, les enfants sont très souvent victimes de restrictions relative au style de cheveux naturels dans les codes vestimentaires des établissements. Ce qui, dans certains cas, peut s’avérer handicapant sur le plan éducatif, si les élèves sont suspendus ou forcés de changer d’école.

Autre cas de discrimination capillaire, chez nous cette fois-ci : celui de Samaha Sam, la chanteuse du groupe de rock Shaka Ponk agressée début juin alors qu’elle était assise à la terrasse d’un café. La chanteuse a été prise à partie par un homme cherchant à lui « arracher » les cheveux. Une agression a laquelle elle a répondu avec force, invitant chacun à combattre le racisme.

Espérons que la Californie en inspire d’autres !

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A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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