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Culture Guinéenne : Face à l’urgence, un manque d’organisation !

C’est un exercice difficile voire même compliqué de vouloir structurer le secteur culturel guinéen à la base. Les artistes et autres opérateurs culturels du pays vivotent dans un manque criard d’organisation depuis plusieurs années. L’Unamgui, le Corag, la Fedoc, le Remag, pour ne citer que ceux-là, ces structures se sont tous effritées dans le temps après leur création.

Pourquoi ?

Pour répondre à cette question, nombreux estiment que ces structures associatives qui ont tous été créées avec un élan positif au départ, ont tous failli à leur mission principale. Raison : Elles se sont éteintes, au fil du temps, sans réussir véritablement à insuffler une synergie d’action et entreprendre des projets concrets dans la durée. Des querelles d’égos et des guerres intestines entre les membres, constitués pour la plupart d’artistes et de jeunes acteurs culturels, ont fini par tout saborder.

Le constat

Un constat très alarmant, qui pousse aujourd’hui à la réflexion. Pourtant, l’heure est très grave avec cette pandémie du Covid-19, le secteur culturel guinéen est exsangue. Ce secteur est presque agonisé dit-on. Le sursaut ou l’onde d’électrochoc pour le sauver doit, avant-tout, venir de ses acteurs.

Il faut impérativement se structurer sans l’Etat. Se liguer, s’unir autour d »un projet commun pour enfin lancer cette machine des Industries Culturelles et Créatives dans notre pays.

Le journaliste, Aboubacar M. Camara, patron du site AFROGUINEE et responsable du projet Les Victoires de la Musique Guinéenne, a récemment créé un forum sur Facebook tirant la sonnette d’alarme face à cette réalité. Son idée est de mettre en place une plateforme d’échange et de réflexion des opérateurs culturels guinéens afin de mieux les structurer.

Face à l’urgence, tous les membres de ce groupe Guinée Industrie Culturelle-Forum des Artistes et Managers sont unanimes sur la question. Il faut nécessairement agir et mettre en place une Association ou une Fédération efficace et sortir enfin des sentiers battus.

Les réponses urgentes

Si l’aide d’urgence pour soutenir le secteur culturel guinéen en ces temps de crise doit venir de l’Etat, il est à souligner que les bénéficiaires ne peuvent être que des acteurs culturels guinéens déjà prêts et mieux structurés. La clé de répartition reste donc la fiabilité du projet culturel en l’absence du BGDA qui reverse les subventions relatives aux droits d’auteurs.

D’où l’impérieuse nécessité pour les opérateurs culturels guinéens de se constituer en structure crédible orientée vers le développement participatif du maillon culturel guinéen. Mieux on est structuré, mieux on peut défendre ses intérêts.

Lire Aussi : Culture : Qui peut bénéficier des fonds d’urgence ?

Par Mariame Barry

AFROGUINÉE

 

 

A propos Aboubacar

Journaliste et animateur radio. Directeur de Publication de ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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