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Drame de Rogbané : un an après, qu’est ce qui a changé ?

Un an après le Drame de Rogbané, les familles pleurent encore les victimes et rien n’a été fait par l’Etat guinéen pour éviter de telles tragédies. La culture guinéenne végète toujours dans la même léthargie fonctionnelle. Les structures d’accueil de jeunesse, les centre de loisirs, les salles de spectacles et autres centres sportifs adéquats manquent de façon criarde à Conakry et c’est le même constat dans tout le pays. Aucune forme de sensibilisation ciblée n’a été faite en terme de prévention pour ne pas que les même faits se reproduisent. Comment peut-on alors endiguer ou encadrer une jeunesse en manque de repère culturel et de structure d’accueil ?

Retour sur le drame…..

Le 29 Juillet 2014-29 Juillet 2015, cela fait exactement un an depuis que le Drame de Rogbanè s’est produit dans un quartier de la banlieue de Conakry. Un Drame survenu lors d’un concert de musique urbaine au cours duquel, 33 jeunes guinéens ont perdu la vie sur une plage de Conakry. C’était ‘’le spectacle de l’horreur’’ qui a connu la plus grande affluence du jamais vu dans le milieu du showbiz guinéen. Du côté funèbre, c’est une triste réalité qui pèse encoure lourd sur la conscience de nombreuses familles. A noter que quelques heures après cette tragédie, les autorités du pays avaient aussitôt procédé à une série d’arrestations afin de situer les responsabilités. Le patron de la structure organisatrice dudit spectacle, Abdoulaye Mbaye de Meurs Libre Prod (MLP), le Directeur Général de l’Agence Guinéenne de spectacle (AGS), Malick Kébé et quatre autres membres de l’ONG AJED, chargée de la gestion de la plage de Rogbanè ont payé la lourde tribu puisqu’ils ont passé plus de Cinq mois de détention qui s’est soldé par le procès le plus sensible de toute lh’istoire du showbiz guinéen.

A rappeler que ce dossier s’était montré si brûlant dans la paume des justiciers car, des gros bonnets de l’administration guinéenne ont été cités à répétition dans ce dossier dont le Gouverneur Soriba Sorel Camara, le président de la délégation spéciale de Ratoma, Sékou Batouta Camara. De l’autre côté, la famille culturelle ne cessait de réclamer la liberté des leurs car selon eux, Malick Kébé et Ablaye Mbaye n’étaient que des boucs émissaires dans cette affaire.

De report en report, les Six (6) personnes mises en cause ont été finalement condamnés Jeudi, 15 Janvier 2015, à 6 mois 5 jours de prison ferme et au paiement d’une somme de 5 millions francs guinéens à chacune des 33 victimes du drame ; soit un total de 170 millions GNF. Mais, ils étaient rentrés à la maison, puisqu’ils avaient déjà purgé en prison les peines qui leur sont infligées.

Aujour’hui, un an après ce drame, le monde du spectacle guinéen se meurt toujours. Les initiatives en matière de musiques urbaines deviennent rares et les junes rêvent toujours de grands événements circonscrits dans une véritable salle de concert. La plage de Rogbané quand elle, sombre désormais dans l’abandon au milieu des tas d’immondices au vu et  au su des autorités guinéennes. Triste réalité !

www.afroguinee.com

A propos Aboubacar

Journaliste et animateur radio. Directeur de la Publication du Groupe ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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