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Festival PANAF à Bruxelles : voici ce qui s’est passé !

DTM SUR LA SCÈNE DU PANAF À BRUXELLES

La cinquième édition du Festival PANAF bouclée samedi à DOKS de Bruxelles fut une messe musicale « feel good ». Le monde, la ferveur, il y’en avait. Les structures Dimoh Prod et Jonxion Cultures ont mis la barre plus haut. Ce qui leur a permis de se rattraper après un gros coup de flop qu’a pris leur festival l’année dernière à Dortmund en Allemagne. N’est-ce pas il fallait qu’ils se rachètent ? Cela pour sauver l’honneur, la confiance auprès des partenaires et du public.

Pour cette année, une dizaine d’artistes était inscrite à l’ordre dans le line-up : Singuila, Ans-T Crazy, Kandia Kora, Soulby, DTM, Azaya, Djelikaba Bintou et bien d’autres sont passés à tour de rôle sur scène, sous l’oeil impatient des milliers de festivaliers qui les attendaient depuis 9 heures du soir.

Imaginons le Festival « parfait » : PANAF abrité à DOKS en bordure d’un lac calme, et qui surplombe Bruxelles avec une vue de dingue, était un rêve que D-J PROD souhaitait réaliser.

Dès 22 heures, une foule formait de longues queues dans une fraîcheur de grenouille devant les billetteries de DOKS. Là, il fallait avoir des muscles pour se couper un ticket et se frayer un chemin. Cela ne suffisait guère pour accéder à la salle archi-comble où une chaleur de plomb se laissait dégager dans la foulée. Certains spectateurs y se sont déplacés de chez eux pour rien, puisqu’ils n’avaient pas pu accéder à l’intérieur de DOKS.

Cordon sécuritaire renforcé 

Sur le site, quatre points de contrôle étaient érigés sous l’oeil sévère des gros bras. Le tout sous la haute surveillance du département de la Police belge qui avait aussi ses véhicules stationnés au niveau des carrefours qui mènent directement à DOKS Bruxsel. Ce qui veut dire, que pour l’aspect sécuritaire, il n’y avait rien n’a craindre.

Prestations artistiques plus ou moins mitigées. Parlons-en !

Si certains artistes les plus attendus au PANAF avaient tenu toutes leurs promesses, d’autres étaient  moins « convaincants ». Ce fut le cas d’Ans-T Crazy qui avait toute la chance de voler la vedette aux autres, malgré qu’il est en sa toute première expérience en Europe depuis l’affolement de sa jeune carrière.

Avec tous les tubes qu’il possède dans son répertoire « Wo Sac Bamba », « C’est Sa Tête »; « Kôlo Kôlô »; « Sèkhounsè », on espérait voir pleins les yeux. Il s’est mis à trop bavarder sur scène et entrecouper inutilement ses chansons que de faire une réelle prestation. En réalité, on attendaient mieux de lui. Du flop ?

Kandia Kora serait dans le même registre que la star de Coronthie. On aurait dû le voir enflammer la salle avec ses titres phares comme « Confirmer ». Hélas ! Très moche sur scène, la participation de Kora Boss au PANAF n’a pas fait tâche d’huile.

Les prestations d’Azaya et Djelikaba Bintou bazardées, faute de temps !

Azaya et sa femme étaient sensés prendre un peu de temps sur scène avant de faire tomber les rideaux sur la cinquième édition du PANAF. Mais pour faute de temps, ils ont vu leurs prestations se bâcler. Azaya a vite enchaîné 4 de ses hits avant de céder la scène à sa pygmaléon, Djelikaba Bintou.

En réalité, tout devait s’arrêter à 4 heures du mat conformément au protocole d’accord paraphé entre D-J PROD et l’administration de DOKS BRUXSEL.

Par ailleurs, il faut retenir que Singuila « le Ghetto Lover » et « DTM » avaient sans nul doute mis le feu aux poudres. Concis, précis, laconiques sur scène, ils ont su retenir l’attention des festivaliers. Incontestablement, ces beaux gosses ont fait les meilleures prestations du PANAF 5.

SoulBy (le protégé de Black M) qui était aussi en sa toute première expérience au PANAF, a quand même imposé respect et considération. Selon l’avis recueillis chez les mordus du Rap Game présents à ce festival.

En dépit des remarques constatées, n’imaginez point que cet événement qui reprend forme à Bruxelles après Allemagne, n’était pas un échec. Loin de là ! La mobilisation était forte, les conditions logistiques étaient bien présentes pour offrir un événement de qualité au public.

Les organisateurs n’avaient surtout pas droit à l’erreur. Mais que serait la gestion d’un événement sans quelques imprévus de dernière minute ? Cette année, les initiateurs du PANAF ont dû faire preuve d’un grand courage. Sur le site du festival, l’équipe organisatrice et les agents de sécurité étaient sur le qui-vive du début à la fin pour cadrer la tempête de la foule qui déferlait dans tous les sens. Nombreux estiment que DOKS s’est montré plus petit pour le PANAF. N’est-ce pas, il faudrait le délocaliser l’année prochaine?

Les ambitions s’affichent 

Le Festival PANAF entend se mettre sur orbite les années à venir et se veut, représentatif du Showbiz de la Diaspora africaine en Europe. Le rêve est immense.

« Si nous avons le financement qu’il faut, l’année prochaine, PANAF sera délocalisé même pas à Bercy, mais dans un stade… », nous balance Amadou Amlo, l’un des organisateurs.

De passage rappelons que ce festival existe depuis 5 ans et il contribue exponentiellement à la promotion de la culture guinéenne et africaine en Europe. Chaque année, il engrange une foule « incontrôlable ».

Il faut alors dire que cette cinquième édition s’est déroulée sans embûche. A chaque début de débordement, les agents de sécurité reprenaient leurs rôles. Ce qui a amené l’assistance à profiter de l’ambiance générale.

Vivement la prochaine !

Syta CAMARA, notre Envoyé Spécial à Bruxelles

A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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