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FRISTIVAL : LA 4ÈME ÉDITION A AUSSI TENU SES PROMESSES !

FRISTIVAL 2019 : LE PUBLIC EN LIESSE !

FRISTIVAL grandit chaque année ! La quatrième édition a aussi fait un carton plein. Succès !!! C’est un festival de musique qui draine depuis 4 ans à Fria, des milliers de festivaliers venus d’horizons différents au stade préfectoral Konko SYLLA.

Cette grande et merveilleuse messe culturelle est née du projet ambitieux « FRIA RELÈVE-TOI », dans le but de donner du sourire et une joie immense à une population de plus de 103 385 habitants qui en a sérieusement besoin. Cela, pour astiquer les rides et nettoyer les affres et balafres d’une crise socio-économique qui a secoué pendant plus de 6 ans, la cité de Fria, suite à l’arrêt brusque de son usine d’alumine (Rusal), perçue comme la seule et l’unique soupape pour les habitants.

Chaque année, le FRISTIVAL met en scène, toute la crème de la musique populaire et urbaine au top en Guinée. Selon les avis, la 4ème édition bouclée dimanche 29 décembre, s’est montrée plus vivante et exceptionnelle de par son contenu que les années précédentes. L’affluence, l’ambiance et la programmation artistique étaient de taille. Cela a véritablement affolé l’assistance durant 4 jours d’affilés. Soul Bang’s, Jupiter Davibe, One Time, Degg J Force 3, Banlieuz’art, Petit Kandia, Koundou Waka, King Alasko et bien d’autres, ont fait danser même les diables de Sombory avant de mettre le feu aux poudres.

COUP DE GUEULE

FRISTIVAL est presque l’unique festival de musique en Guinée qui résiste sur son pied d’acier depuis quatre ans. Selon Macka Traoré, son projet coûtait en 2018, plus de 60 millions le jour, engloutis uniquement dans la logistique (Sono, lumière, podium), sans compter la facture du groupe électrogène.

A cause du même poids financier, M. Traoré confiait à la presse en 2017, qu’il était en passe de tout lâcher, remballer et rentrer à Conakry.

« J’étais à deux doigts d’annuler ce festival. Honnêtement, j’ai failli annuler le Fristival en organisant une conférence pour dire, j’ai voulu mais je n’ai pas pu. Parce que tout simplement, il y en a qu’ils nous ont lâchés à trois (3) jours de l’évènement. Il y en a qui n’ont plus décroché nos appels », dit-il.

Au regard de tout, l’on se rend compte que FRISTIVAL imprime chaque année un succès ostensible et impressionnant, mais il cacherait en lui, une réelle souffrance financière. Ce qui n’aurait point amorti le rythme et la folle promesse de pérenniser ce festival dans le temps.

FRISTIVAL SANS AUCUNE AIDE DE RUSAL

La question est plusieurs fois tombée dans les conférences de presse du FRISTIVAL. Mais le commissaire Général dudit festival, Macka Troaré l’a toujours esquivé dont on ignore les raisons.  Loin d’être l’impératif, mais nombreux estiment que la société Rusal Friguia est censée prendre en charge cet événement annuel étant l’unique grosse firme qui exploite au quotidien les ressources minières de la ville depuis plus de 60 ans. A en croire à nos sources, soutenir les activités socio-culturelles et sportives de cette ville serait l’une des obligations du présent cahier de charge de la société. Le pire des cas est qu’aujourd’hui, toutes les infrastructures destinées à la jeunesse se trouvent dans un piteux état. La piscine préfectorale qui ressemble à une vieille prison coloniale, le Cinéma Kimbo devenu le nid des chiens errants, les stades de foot, le terrain de basket à l’abandon rejettent de loin, tout étranger et versent dans la boue, la parure de la ville appelée par le passé « Petit Paris ». Oui, cela au su et vu des autorités du pays.

En attendant que Rusal ne s’intéresse à ce festival qui a déjà épuisé 4 éditions, les organisateurs du FRISTIVAL se montrent déterminés à ne jamais lâcher prise. Dans une récente interview exclusive accordée à AFROGUINÉE, Macka expliquait les raisons de sa motivation loin d’une ambition mercantile et pécuniaire.

« Nous tenons ce festival avec la foie et l’amour de ce qu’on a entrepris. Je suis un homme comblé aujourd’hui de joie. A cet âge, j’ai accompli pleins de rêves et mis en place, des bases solides pour le développement de ma ville. J’en suis fier. Fria nous a tout donné c’est donc une bénédiction de pouvoir lui rendre la monnaie ». Nous a t-il laissé entendre.

Mais, et si on rentabilisait dans le futur, ce festival pour réorienter les fonds récoltés vers les projets de développement des services sociaux de base de la ville de Fria ? Qu’en pensez-vous?

F. Syta CAMARA

AFROGUINÉE MAGAZINE

A propos Aboubacar

Journaliste et animateur radio. Directeur de Publication de ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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