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Interview de Stephen Ibaaku de passage à Conakry !

Stephen Ibaaku à Conakry

Afroguinée © a tendu son micro au multi-instrumentiste sénégalais Stephen Ibaaku, figure montante de la scène ouest-africaine. Il est de passage à Conakry où il a démarré vendredi passé au CCFG, sa tournée africaine intitulée « alien cartoon ». Lisez in extenso notre entretien!

Salut comment ça va Ibaaku ?

Oui je me porte bien mon frère !

Tu es à Conakry dans le cadre de ta tournée africaine et pourquoi la Guinée, pour la première étape ?

Parce qu’il y a le ramadan qui arrive donc, si on ne le fait pas maintenant ça n’allait pas pouvoir se faire après le Ramadan. Puisque mon calendrier est hyper chargé. Alors, on a préféré le faire avant.

Après la Guinée, on va jouer la prochaine date à Dakar avant l’Éthiopie, le Kenya, le Swaziland et finir en Afrique du Sud. En tout, nous irons dans 7 pays africains.

Quel est l’objectif de cette tournée ?

C’est de vraiment mettre en valeur la culture africaine, c’est de mettre notre identité dans la culture d’aujourd’hui. Voilà c’est le message de mon projet. C’est de remettre en valeur cet héritage culturel qu’on a, que ça soit le Sénégal, la Guinée, partout en Afrique. C’est de ne pas perdre cet héritage même si il y’a beaucoup de choses qui viennent de l’extérieur pour nous influencer.

Peut-on savoir davantage qui est Ibaaku ?

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J’ai commencé la musique très jeune, en apprenant des instruments, tels que  le clavier, la guitare. J’ai commencé aux années 90, c’était le début du hip hop au Sénégal. Je me suis d’abord intéressé à l’écriture pour faire mes propres textes. En 2001, j’ai participé à la création d’un collectif à Dakar qu’on appelle Djelincan zone 3. C’était un collectif qui rassemblait les différentes nationalités africaines. Cela a été mon premier grand projet. Puis qu’avant, j’avais fait un an au Mali où j’avais un autre projet de rap et ça c’était en 2001. C’est comme ça on a commencé à se faire connaitre à Dakar avec le hip hop.

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Avec le groupe STILL, j’ai sorti entre 2004-2005 l’album « Musik Noire ». Un an après, j’ai créé un autre groupe d’instrumentaliste avec une chanteuse italienne Corinna Fiora. Dans ce groupe à Dakar, j’étais guitariste, chanteur, rappeur. Avec Fiora, on a sorti un album qui s’appelle « I Science » en 2008. Après, j’ai commencé mon projet  solo. C’est ce projet-là qui est sorti il y a deux ans. J’ai beaucoup travaillé avec d’autres artistes au Sénégal comme Daara J, PBS.

C’est quoi ta nouvelle tendance musicale ?

Je suis un artiste d’un nouveau genre musical. Je fais de l’afro-électronique. Je mixe un son « afrofuturiste » où se répondent rythmes traditionnels, samples, hip-hop, jazz, reggae et voix. En un mot, la musique assistée par l’ordinateur.

J’ai beaucoup travaillé sur des rythmes venus du Sud du Sénégal. Puisque je suis de là-bas. J’ai mélangé cet héritage africain avec la modernité. Ce que j’appelle Afro-futuriste.

Justement, que veux tu dire à propos d’afro-futuriste ?

L’afro-futuriste, c’est un peu pour imaginer ce que la musique africaine sera dans le futur. Parce qu’à la base, le projet est parti sur une musique que je faisais pour un défilé. Ce défilé avait un concept et le concept du défilé c’était comme le scénario d’un film africain, une ville africaine où les aliens sont descendus. C’est un peu une proposition de comment va être la musique africaine.

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Votre coup de cœur !

mon rêve, c’est de développer la musique africaine

En tout cas mon rêve, c’est de développer la musique africaine. C’est un projet qui concerne d’abord les africains, le Sénégal, la Guinée. Alors, pour moi, c’est un plaisir d’être ici et d’aller dans d’autres pays en Afrique, rencontrer d’autres artistes pour pouvoir présenter le travail que je fais. Parce que l’intérêt est que ça se développe sur le continent d’abord.

Propos recueillis par Ibrahima Soya

www.afroguinee.com

A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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