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INTERVIEW : Rencontre avec Mister Paul Théa, un passionné de cinéma et de culture africaine

Notre rédaction a récemment rencontré à Conakry, le cinéaste  Paul Théa pour un Brin De Causette. Avec dans sa gibecière, des documentaires sur le Hafia 77,  les Ballets Africains De Guinée, Papa Kouyaté ou encore sur la veuve de Telli Diallo et bien d’autres;  Ce guinéen vivant aux USA, est un bel exemple de dévouement pour vendre l’image de la Guinée et sa Culture. Entretien !

Bonjour,  Paul Théa ! Pouvez- vous vous présentez aux lecteurs d’Afro Guinée Magazine?
Il n’est pas aisé de se présenter.  Brièvement alors, je suis reporter- cinéaste. Je suis l’auteur des documentaires sur le Hafia 77, sur les

Ballets Africains, sur Hadja Kadiatou Telli Diallo (la femme de Diallo Telli), sur Papa Kouyaté, sur la Guinée etc.
Je fais également des émissions TV et Radio ; sinon, j’ai étudié l’administration économique et sociale à l’Université de Montpellier et le diplôme d’assistant en gestion informatique à l’institut de promotion commerciale de Toulouse en France.
J’ai travaillé dans une banque, puis dans le tourisme, le commerce international ; j’ai par la suite crée le centre de formation professionnelle C.FO.P à N’Zérékoré en Guinée. Pour finir, j’ai étudié le cinéma aux usa, mon pays de résidence.

 Quel regard portez- vous sur la culture africaine de façon générale et celle guinéenne en particulier?

L’Afrique puisque c’est un continent à des cultures riches et variées mais elles ne sont pas toujours valorisées et certaines se perdent d’ailleurs d’où la nécessité de les faire revivre.  Pour le cas spécifique de la Guinée, notre pays n’a plus le même prestige sur le plan international qu’avant, nos musiques ne sont pas exportées à part quelques rares artistes.

Par contre, le patrimoine culturel guinéen est très riche mais peu d’artistes les exploitent et certains ne se fatiguent pas à faire un travail de qualité ; on chante les noms des personnes pour obtenir des jetons ; juste un constat ; chacun fait ce qu’il veut. Dans nos traditions, il y a des instruments de musiques qui se perdent faute de joueurs etc. Je compte d’ailleurs faire un film sur ce sujet.

Récemment il s’est tenu au Burkina faso la 23ème édition du Fespaco qui a vu la consécration du sénégalais Alain Gomis pour l’Etalon d’Or, quelle impression en faites- vous suite à ce prix?

Je n’ai pas vu le film mais je suis content pour lui et je dis toujours que les prix du FESPACO, sont des consécrations qui couronnent tant d’efforts et de talent ; il ne faut pas oublié qu’il est difficile de faire du cinéma en Afrique.
J’espère que le cinéma africain s’imposera un jour ici aux USA où je reside.

En tant que personne bien avertie, comment voyez- vous l’évolution du cinéma guinéen ces derniers temps?

Je connais peu de cinéastes guinéens et l’on voit rarement de films guinéens mais en général il faut dire que le cinéma guinéen n’a pas encore décoller ; pas de moyens financiers ; pas beaucoup de productions alors que nous avons de bons caméramans, de bons acteurs et de bons réalisateurs qui peuvent bien rivaliser avec les productions ivoiriennes et burkinabés mais, hélas.

Vous avez côtoyez les ballets africains de Guinée, un groupe mythique qui a gagné plusieurs prix, pensez-vous que ce groupe est bien récompensé en Guinée pour sa mission accomplie?

Pas du tout ; je vous donne ici le lien de la remise des médailles aux artistes notamment ceux des Ballets africains à Conakry par Paul Théa Communication, ils le disent eux même. Ils ont apportés des devises, de l’alimentation à la population guinéenne, des instruments de musiques aux orchestres, des équipements de sports aux équipes etc. Aujourd’hui, presque pas de reconnaissance. C’est comme pour le Hafia 77. D’ailleurs Elhj Hamidou Bangoura, actuel directeur des Ballets Africains ne cesse de lancer un appel de détresse pour se soigner. En voilà un triste exemple.

Mister Théa, dans l’exercice de vos fonctions de caméraman, quel est le moment le plus dur à surmonter?

En fait je ne suis pas caméraman à proprement parler ; j’ai appris la caméra pour être indépendant lors des reportages effectué en solo ; cela dit, c’est quand je film un événement et qu’il faut changer la bande ; j’ai horreur de perdre des séquences car l’on ne peut pas dire de couper comme au cinéma ; ou quand je reste des heures avec la caméra sur l’épaule ou dans les bras; la fatigue, je la récent le lendemain avec des courbatures mais comme tout métier, ce sont de petit inconvénients.

Pensez- vous que les artistes guinéens vivent de leurs œuvres aujourd’hui?

Pas du tout ! Pas beaucoup en tout cas.  C’est pourquoi nombreux d’entre eux chantent des louanges pour joindre les deux bouts.

Un dernier mot…

j’invite les jeunes réalisateurs à travailler d’avantage car rien n’est facile.  Merci à Afro Guinée Magazine et ses journalistes pour leur travail. Je remercie vos lecteurs (ices) pour le temps consacré à la lecture de mon interview. Merci encore une fois.

Découvrez quelques Vidéos de Paul Théa sur la chaîne Youtube : www.youtube.com/MrPaulthea

Propos  recueillis à Conakry par Pathé Timbi Diallo

www.afroguinee.com

 

A propos Aboubacar

Journaliste et animateur radio. Directeur de la Publication du Groupe ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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