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La Guinée célèbre la journée africaine du cinéma

A l’instar des autres pays du continent, la Guinée a célébré pour une première fois de son histoire, la Journée Africaine du Cinéma, ce jeudi 13 octobre dans la salle Canal Olympia de la Bluezone sise en plein cœur de Kaloum à Conakry.

C’est autour du thème : « la relance du cinéma guinéen », que les professionnels du métier, des autorités ont passé en revue, les difficultés auxquelles les secteurs audiovisuels et du cinéma sont confrontés. Une rencontre aussi caractérisée par une série de sketchs sous le fond sonore du balafon de  »Djely Guinhè ».

Rappelons que le premier film africain est guinéen  »Mouramani », réalisé vers les années 1920 dont le metteur en scène fut Mamadou Touré. A cela s’ajoute, une panoplie de cinéastes qui ont longtemps brillé sur les scènes internationales. Aujourd’hui, malgré ces belles étiquettes collées à la Guinée, son secteur cinématographique reste parsemer d’embûches. Les défis sont encore grands pour que le pays de Cheick Doukouré et feu Cheick Fantamady retrouve encore sa place d’antan. Dans les discours, la volonté s’est fait sentir dans la belle salle de Canal Olympia, aussitôt pris d’assaut ce jeudi ensoleillé par la grande famille du septième art.

« Nous ferons tout pour relancer le cinéma guinéen », a rassuré le tout nouveau ministre en charge des sports, de la culture et du patrimoine historique, Bantama Sow.

C’est dans le même ordre d’idée, que la patronne de l’office national du cinéma guinéen (ONACIG) a exprimé son engagement à redorer le blason. En attendant les résultats escomptés, ce secteur va encore traîner son squelette de difficultés lié aux manques criards du festival digne de ce nom, des cinémathèques etc…. Pourtant, au début de l’indépendance, la Guinée était l’avant-garde du cinéma africain avec 27 salles de cinéma à travers le pays. Des informations qui ont été témoignés ce jeudi par l’un des grands cinéastes maliens, Sekou Oumar Cissoko, Secrétaire général de la FEPACI (Fédération Panafricaine des Cinéastes).

Pour M. Cissoko, le cinéma est une véritable industrie de création de richesse et d’emplois dans un pays. A titre d’exemple, il a cité le Nigeria qui à travers le cinéma, dispose un chiffre d’affaire de 540 millions de dollars US soit 300 milliards de francs CFA et 4500 milliards de francs guinéens.

Cette journée a pris fin par le sketch de la troupe « Ben sodia » et la projection de deux films à savoir: « Si on s’unissait » et  »Vivre à deux quand on est peintre ». Mais avant, des satisfecits ont été décernés à des illustres pionniers pour leur contribution remarquable à la naissance du cinéma guinéen. Notamment, Moussa Kémoko Diakité, Sékou Oumar Barry et beaucoup d’autres récipiendaires à titre posthume dont Colonel Emi Sylla, Mandjou Touré, Mohamed Lamine Luis.

Syta pour afroguinée

 

A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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