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Le festival « Nos Artistes D’abord » : on en parle avec WILL (Exclu)

Mangué "WILL" Camara, initiateur du festival "Nos Artistes D'abord" qui va se déroulé du 30 Novembre au 1er Décembre à Conakry

©AFROGUINÉE a rencontré cette semaine, le Boss de « WILL UNIVERS », Mangué Will CAMARA pour parler de sa nouvelle initiative : le festival « NOS ARTISTES D’ABORD » qui se déroule du 30 novembre au 1er décembre à Conakry. C’est un projet culturel très ambitieux qui met exclusivement en avant, les talents guinéens de tous bords.

Mangué Will Camara

 

Comment ça va Manager Will ?

Super, je vais bien !

Tu débarques avec un nouveau festival. Pourquoi l’initiative ? Et comment est né ce projet ?

Tout est parti d’un concept sur l’internet, invitant tous les acteurs culturels à se battre pour la promotion des artistes locaux tellement que les internationaux avaient dominé le terrain à l’époque.

En quoi ce festival se différencie des autres ?

Avec ce festival, 90% des artistes seront des guinéens. Aujourd’hui, nous n’avons pas un plateau où on peut retrouver plus de 10 artistes locaux de toutes tendances confondues.

Parles-nous des caractéristiques de ce festival ?

Ce sera un festival où tous les courants musicaux vont être représentés. De la musique populaire à la percussion en passant par le hip hop. Ça sera une scène riche et diversifiée.

 

Quel sera l’impact de ce festival sur la culture guinéenne ?

C’est de mettre croix sur le complexe. Il est temps que les acteurs ôtent le manteau du complexe. Il faut qu’on se concentre uniquement sur les artistes locaux pour les valoriser. J’ose penser qu’au-delà du festival, ça peut être continuel.

Pour cette première édition, quelles seront les têtes d’affiche?

Nous les dévoilerons bientôt. Ce festival sera aussi un tremplin pour détecter les bons artistes qui n’ont pas la chance d’être vus par tout le monde. Autrement dit des artistes en herbe mais qui sont très impressionnants.

Avant ce festival, tu avais annoncé la compile One Riddim. Qu’en est-il ? Le projet est-il mort ?

Non ! Je suis sur le projet, je ne vais jamais le lâcher. J’ai mis la barre très haut pour ce second volume. Il me coûte énormément d’argent. J’ai déjà quelques sons à travers mes déplacements, mais il y a des têtes que je veux sur ce projet et tant que je ne les ai pas, je ne le sors pas. Donc je ne suis pas pressé.

Aujourd’hui, le showbiz en Guinée traverse un moment très difficile. Cela s’expliquerait par des guerres intestines entre ses acteurs, le manque de sponsors. Quel est ton avis ?

Rire ! Je pense que ce n’est pas seulement que dans le showbiz vraiment. les guerres intestines, c’est dans tous les secteurs. C’est bien d’avoir des ambitions ou une jalousie positive. Mais chez nous, la jalousie est négative. Donc souvent, des acteurs culturels essaient de jouer sur des projets des uns et des autres. Et ça fait que la haine se développe dans le milieu. Malheureusement, si ça continue ainsi, nous allons tous perdre.

Parlant des sponsorings, nous avons du mal à les avoir parce que tout simplement, nous avons imposé aux entreprises l’image des artistes internationaux quant à la capacité de mobilisation. C’est pourquoi j’invite tout le monde à faire confiance aux artistes locaux.

La musique urbaine guinéenne a du mal à s’exporter. En tant que jeune Manager, où se trouve le problème ?

Moi je pense plutôt que ça commence à aller. Ces derniers temps, il n y a pas mal d’artistes qui se sont fait connaitre à travers  les grandes chaines de diffusion et les concerts. L’industrie musicale n’existe pas, il n’y a pas d’accompagnement. Nous n’avons pas d’artistes qui ont signé avec des gros labels comme le fut le cas de Takana Zion qui avait fait le tour du monde. Tous les autres projets, sont des autoproductions.

QUESTIONS BONUS

Tu fus l’un des piliers du mouvement « Wonkhai 2020 » qui s’est vite écroulé. Quel est ton regret ? Aujourd’hui, est-ce qu’il y’a un bon rapport entre les membres de ce collectif ?

Nous avons été les premiers acteurs dans le milieu culturel à faire ce que les autres font aujourd’hui. Le regret est qu’on sait vite séparé. Sinon il y a des bons rapports entre nous.

Certains t’accusent de trahir Singleton qui était ton « protégé » au profit de Takana ZION. Quelle est ta réponse ?

Je m’en fous de rumeurs, je sais ce que je veux, ma conscience est tranquille car j’ai n’ai jamais trahi Singleton. C’est quand j’ai arrêté de travailler avec Singleton pour des raisons professionnelles que j’ai signé avec Takana ZION.

Tu es nominé aux Victoires de la Musique Guinéenne, dans la catégorie « Meilleur Manager ». Quel est ton avis ?

Ça fait plaisir ! Cela prouve qu’il y a un œil sur ce que nous faisons et c’est réconfortant. J’espère que mon travail sera récompensé au niveau du public et des membres du jury.

Interview réalisée par Mohamed KOMAH pour Afroguinée

A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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