PANAF 2017 : Des couacs au rendez-vous !

Aboubacar 7 novembre 2017 0
PANAF 2017 : Des couacs au rendez-vous !




La 3ème édition du festival panafricain (PANAF) s’est tenue ce 4 novembre à Bruxelles dans la salle du Birmingham Palace. A côté de l’aspect réussite en matière de programmation artistique et mobilisation, l’on note des couacs techniques et organisationnels non négligeable pour cette édition aussi. Entre début de prestations tardif, mauvaise sonorisation et scène non adapté pour un tel événement, ce rendez-vous culturel africain majeur en Europe a encore raté le véritable coche.

Fort de sa capacité de mobilisation et de son engouement, le festival PANAF organisé par les structures Dimoh et Jonxion Culture n’est plus à présenter en Europe. En seulement 2 éditions, cet événement a réussi à se définir comme le plus prisé de la Belgique où se donnent rendez-vous tous les ans la diaspora africaine et guinéenne en particulier pour chanter et danser culture made in Africa. Mais plus les éditions passent, plus cette rencontre enregistre des défaillances pas des moindres. Toute chose qui appelle les organisateurs à beaucoup plus de professionnalisme afin de donner à ce festival la place qu’il mérite sur le plan européen.

Pour ce qui est de cette 3ème édition, pas mal de couacs ont encore été constatés autant sur le plan technique que sur l’aspect organisationnel. Initialement prévu à 20h, le concert n’a débuté qu’aux environs de 1h du matin avec la prestation des 11 artistes vedettes programmés pour la circonstance. Ce retard s’est automatiquement répercuté sur le déroulé de la soirée rallongeant ainsi le programme qui n’a finalement pu s’achever qu’aux environs de 6h du matin. Coté mobilisation, il faut savoir que cette 3ème édition du PANAF a encore refoulé du monde au point de rendre la salle insuffisante quant à l’accueil et la réception du public. Viennent s’ajouter à cela, la mauvaise sonorisation de la salle, une sécurité insuffisante puis l’encombrement de la scène qui pourtant n’était même pas adaptée pour ce type de spectacle. Tous ces détails relancent une nouvelle fois la problématique de choix des salles pour les événements de grandes envergures en Europe.

Fait non des moindres constaté sur place, c’est également la configuration de la salle à l’image d’un diner gala alors que l’on avait en face un concert purement urbain. En lieu et place des places debout qu’on a toujours connu pour ce type d’évènement, les organisateurs ont préféré mettre des places et tables VIP en vente. De l’avis de certain, c’est ce qui a occasionné la timidité du public pendant un bon moment du spectacle rendant ennuyantes certaines prestations d’artistes. Revenons à l’aspect scénique, la scène du Birmingham Palace déjà encombrée par des personnes qui défilaient de partout était tellement petite qu’il a fallu plusieurs fois l’intervention de la sécurité pour permettre la continuité du show. Pis, tous les artistes présents ont presté en play-back à l’exception du groupe Instinct Killers qui a opté pour le live. La cerise sur le gâteau, c’est l’intervention froide et désagréable de la présentatrice Khadidja Andréa BARRY qui à l’arrivée de Fish Killer et sa bande, a demandé au public de « dégager la piste ». Même si les organisateurs ont tenu à se faire excuser du fait de certains problèmes mais il n’a jamais été question de rectifier cette erreur de communication qui a frusté plus d’un.

En gros le festival PANAF à travers sa 3ème édition a vraiment réussi son pari de mobilisation d’artistes et de spectateurs, mais, est sérieusement passé à côté de son objectif de vendre l’image de la culture africaine et guinéenne en Europe. Reste à attendre les prochaines éditions pour savoir s’il parviendra à relever le défi et redorer son blason pour mériter sa place de rendez-vous culturel africain incontournable en Europe. D’ici là, les yeux restent braqués sur les organisateurs (Dimoh et Jonxion Culture) qui ont promis de reverser une partie des recettes du festival à une association caritative pour la scolarisation d’un enfant en Afrique. Wait and see …

 

Retrouvez cet article sur VisionJeunes.com



Poster une réponse »