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Retour sur la 2è journée du festival Africano…

La deuxième soirée festive offerte par la 3ème édition du festival Africano aura été celle de l’unité africaine. En effet, les trois groupes ayant animé ce grand show musical du samedi 24 mars 2018 à la « Place La Colline » de Mohammedia ont proposé des compositions qui renchérissent les nobles objectifs de cet événement, qui se résument à la célébration dans la tolérance et le dialogue des civilisations d’une Afrique culturellement forte.

Porter le message fervent de l’unité africaine dans les cœurs des milliers de spectateurs de l’un des plus marquants événements culturels qui se tient au Royaume chérifien ! C’est le message fort qu’ont tenu à marteler au cours de leurs prestations Africa United, Cotton d’Afrik et L’malem Bakbou. Et pour mieux toucher le public ces trois formations musicales ont étalé leur savoir-faire artistique, en produisant une musique profondément ancrée dans la tradition africaine, et qui brise les différences et promeut les valeurs d’unité et  de solidarité.

Cotton d’Afrik célèbre Africano

Le décor est d’abord planté par Cotton d’Afrik, un groupe qui a vu le jour à Fès en 2008 grâce à l’esprit de solidarité de deux artistes congolais. Didier Kabeya et Enoch Mos’aya propose à l’entame de leur passage, une chanson spécialement composée pour la circonstance et qui est très vite cataloguée comme l’hymne du festival Africano. Le public n’a pas boudé son plaisir en reprenant le refrain en chœurs et en exigeant une reprise du morceau. Il s’agit d’une chanson qui célèbre cette démarche louable des promoteurs de l’événement, qui affirme une plus grande considération du patrimoine culturel de l’Afrique, de sa fierté, ainsi que de ses valeurs spirituelles.

Africa United pour une parfaite unité

Le passage sur scène du groupe Africa United vient davantage surchauffer l’ambiance. En effet cette formation panafricaine qui était très attendue par les spectateurs jouissait déjà d’une forte notoriété à Mohammedia du fait de sa deuxième participation à ce festival, et surtout de ses prestations qui proposent des chansons très engagées. Le public a découvert son lead vocal Fahad Bastos dans tous ses états : artiste-chanteur, danseur et choriste ! Ses belles reprises des succès d’hier de stars de la musique africaine comme Khaled ou Alpha Blondy ont mis le public en transe. Pas plus que les bonus tracks bien goupillés par Dominique Sehamie et Yolande, deux belles voix de la musique ivoirienne qui ont réussi à prolonger le show pendant de longues minutes.

L’malem Bakbou, véritable grand maître

C’est de la tête d’affiche de la soirée que viendra la cerise sur le gâteau. Il s’agit de L’malem Bakbou, l’un des grands maîtres de la confrérie des Gnaoua. Celle-là même qui s’est constituée à partir de populations originaires d’Afrique Noire, principalement des esclaves et leurs descendants. Durant près d’une heure d’horloge, ce Maâlem (maître) gnaoui, doté d’une voix puissante et d’une forte personnalité a offert un spectacle envoûtant, mêlant mélodie spirituelle entraînante aux sonorités puisées de la world music. Grand initié de l’art tagnaouite, L’malem Bakbou qui dégage un charisme séduisant a une fois de plus prouvé qu’il est une figure de proue de la musique gnaoua au Maroc.

Transmis à Afroguinée par le comité d’organisation

A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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