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Soprano décline son imposant « Phoenix Tour » dans les stades

Soprano

Vendredi, Soprano a transporté son « Phoenix Tour » au stade Pierre-Mauroy de Lille. Un écrin de prestige pour un show généreux et spectaculaire, qui a conquis un large public familial grâce à la générosité du chanteur. On y était, on vous raconte.

Quand Soprano chantait la « Cosmopolitanie » en 2014, il aspirait à toucher le plus grand nombre avec ses hits fédérateurs. Cinq ans plus tard, son voeu a été exaucé. L’ancien visage de PSY 4 De La Rime a parfaitement réussi sa transition de rappeur à artiste populaire, lui qui distille ses précieux conseils depuis deux saisons dans des divertissements de la trempe de « The Voice » et « The Voice Kids ».

Ses albums font un carton : si Soprano a atteint des sommets avec « L’Everest » (800.000 ventes), il reste au zénith avec « Phoenix », certifié triple disque de platine en l’espace de dix mois. Avec le « Phoenix Tour », qui se décline pour quelques dates exceptionnelles en tournée des stades, le diamant est à portée de main. Coup d’envoi donné en fanfare à Lille ce week-end.

« Plus de 600.000 billets ont été vendus sur l’ensemble des concerts » nous affirme avec un grand sourire l’attachée de presse du label Rec 118, pendant qu’on s’installe dans les gradins du stade Pierre-Mauroy où Soprano signera durant deux soirées un record d’affluence. Entre 25.000 et 28.000 fans ont fait le déplacement vendredi soir pour s’offrir une bourrée d’air frais en compagnie du chanteur. Des familles principalement, « de 7 à 77 ans » comme dit la chanson de Sardou. De tout milieu social. Cette mixité si chère aux yeux de « Sopra’ M’baba » fait plaisir à voir.

Dépenser sans compter

On le sent, avec cette tournée pharaonique, le niveau est monté d’un cran. Le show s’ouvre sur une grande porte virtuelle qui semble cacher le tyrannosaure de « Jurassic Park ». Une créature y est bien enfermée mais elle est dépourvue de mâchoire carnassière : un splendide phoenix, oiseau de feu qui symbolise cette ère, s’échappe de sa cage de fer pour s’envoler à travers des paysages à couper le souffle qui défilent sur d’imposants écrans qui, alignés de la sorte, donne l’illusion d’une paire d’ailes.

Des effets visuels saisissants pour des moyens colossaux. Dans le cirque du « clown » Soprano, tout est garanti pour en mettre plein les yeux : des jeux de lumière ébouriffants, une acrobate dans un numéro de voltige sublime sur « Mon Everest », des scènes de comédie avec Zak et Diego, ses deux frères, une poutre accrochée par des câbles qui survole la foule, une séance de sport un peu spéciale… Soprano, d’une franche générosité, sait mieux que quiconque alterner grands moments de fête (« En feu », « Le coach »), séquences émotion (« Fragile », « Roule ») et pointes d’humour qui font mouche.

Un invité surprise, dont on taira le nom, s’invite à un moment du spectacle pour railler Soprano sur l’évolution de son répertoire, beaucoup plus édulcoré par rapport à son aventure avec PSY 4 De la Rime. Il n’en fallait pas plus pour pousser le rappeur à raviver la flamme lors d’un quart d’heure nostalgique « A la bien », comme à la belle époque !

Ses racines, Soprano ne les oublie pas. L’équipe qui l’entoure est la même depuis ses débuts. Au public, il parle volontiers du dernier anniversaire de sa fille, de la difficulté d’être parent, de l’importance de la famille, des enfants malades aussi, des associations qui le contactent, du courage exemplaire de ceux qui les accompagnent au quotidien. Il insiste pour que la foule les applaudisse. Il révèle ses moments de doute, ceux où il a voulu en finir, rappelle la beauté du monde, tient à donner de l’espoir. Ces discours, bien sûr qu’il les répète à chaque concert mais comme il le dit, « c’est important ».

Et c’est cette humanité – sincère – qui explique le lien si fort qu’il a créé avec le public. « Si pendant deux heures les gens oublient leurs soucis, alors pour moi c’est gagné » nous glisse-t-il dans les coulisses du show, où quelques enfants surexcités l’attendent pour partager un petit moment privilégié avec lui. Dehors, le rappeur prendra encore le temps de saluer les fans fidèles qui l’attendent sous la pluie, près du tourbus. Un rituel qui dit tout.

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A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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