Bad Bunny, Billie Eilish, Kendrick Lamar… Découvrez le palmarès des Grammy Awards 2026, marqués par des prises de position contre la politique de Donald Trump.
Bad Bunny, figure de proue du reggaeton et de la trap latine, est devenu le premier chanteur récompensé par le Grammy Award de l’album de l’année pour un disque en espagnol.
Une édition 2026 pleine de surprises. Pour la première fois, c’est un opus en espagnol qui a reçu le précieux Grammy Award du meilleur album lors de la 68ème édition des Grammy Awards, qui s’est tenue dans la soirée du dimanche 1er février à Los Angeles (Etats-Unis) : celui du Portoricain Bad Bunny, DeBÍ TiRAR MáS FOToS. La chanteuse Billie Eilish a également suscité la surprise en remportant le prix de la chanson de l’année pour son titre WILDFLOWER.
Outre le palmarès artistique, la cérémonie a pris un tour politique. Bad Bunny et Billie Eilish notamment ont redit leur opposition à la police américaine de l’immigration (ICE). « Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes humains et nous sommes Américains », a lancé le chanteur portoricain. « J’ai l’impression qu’il faut simplement continuer à nous battre, à prendre la parole et à manifester. Nos voix comptent vraiment, les gens comptent vraiment », a pour sa part déclaré Billie Eilish. Voici le palmarès de cette 68e édition des Grammy Awards.
Bad Bunny, premier chanteur récompensé pour un album en espagnol
Une victoire artistique et symbolique pour Bad Bunny, figure de proue du reggaeton et de la trap latine. Le chanteur est devenu le premier chanteur récompensé par le Grammy Award de l’album de l’année pour un disque en espagnol. DeBÍ TiRAR MáS FOToS fait une grande place aux rythmes traditionnels de Porto Rico, d’où est originaire l’artiste, et évoque la colonisation de l’île des Caraïbes, sous juridiction américaine depuis 1898. Le chanteur de 31 ans a battu plusieurs poids lourds de l’industrie musicale américaine, à commencer par le rappeur Kendrick Lamar et la popstar Lady Gaga.
Le chanteur portoricain a appelé à « mettre dehors » la police américaine de l’immigration (ICE) en recevant un autre prix, celui de la meilleure musique latine urbaine. « Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes humains et nous sommes Américains », a-t-il lancé, exhortant à ne pas se laisser « contaminer » par la « haine ».
Billie Eilish reçoit le Grammy Award de la chanson de l’année
L’Américaine Billie Eilish a remporté le prix de la chanson de l’année, qui récompense les auteurs-compositeurs, pour son titre WILDFLOWER. Sur scène pour recevoir son trophée, l’artiste de 24 ans a réitéré sa prise de position contre les politiques migratoires répressives du président américain Donald Trump. « J’ai l’impression qu’il faut simplement continuer à nous battre, à prendre la parole et à manifester. Nos voix comptent vraiment, les gens comptent vraiment », a-t-elle lancé, dénonçant les opérations de la police de l’immigration (ICE), récemment à Minneapolis.
Billie Eilish a créé la surprise en s’imposant face à des poids lourds comme Bad Bunny, Lady Gaga, Kendrick Lamar, ou encore Sabrina Carpenter, ainsi que face au titre favori, Golden, tiré de la bande originale du film d’animation phénomène KPop Demon Hunters.
Kendrick Lamar se voit décerner cinq trophées
Il était le grand favori de cette édition. Le rappeur Kendrick Lamar s’est vu décerner pas moins de cinq Grammy Awards. Parmi les prix, celui de l’enregistrement de l’année. Il récompense la qualité de la production d’un morceau, pour luther, en duo avec la chanteuse R&B américaine SZA. Ont également été primés son sixième disque en solo GNX (meilleur album rap), son titre TV Off (meilleure chanson rap) et sa collaboration avec le duo Clipse sur Chains & Whips (meilleure performance rap). Le trophée de la meilleure performance rap mélodique est aussi revenu à luther.
Olivia Dean sacrée révélation de l’année
A 26 ans, la chanteuse britannique, interprète du single devenu phénomène mondial Man I Need, voit son ascension fulgurante consacrée par un premier Grammy. Elle avait fait sensation en septembre avec la sortie de son deuxième album studio, The Art of Loving, mêlant sonorités soul, R&B et pop. Elle devance le groupe féminin Katseye, l’interprète de Messy Lola Young ou encore Addison Rae, star de TikTok devenue chanteuse.
/2026/02/02/063-2259484917-69804c7794a87607922117.jpg)
Née d’un père anglais et d’une mère jamaïcaine et guyanienne, Oliva Dean s’est présentée sur scène comme « petite-fille d’immigré ». « Je suis le produit de ce courage et je pense que ces personnes devraient être célébrées », a-t-elle lancé, dans une apparente référence à la politique anti-immigration de Donald Trump.
Doechii signe le clip le plus remarqué de 2025
Un an après être devenue la troisième artiste féminine de l’histoire à remporter le prix du meilleur album rap de l’année, Doechii est repartie avec une nouvelle distinction. L’artiste de 27 ans a été récompensée pour le clip de son titre Anxiety, reprise du mondialement connu Somebody that I used to know de Gotye. Lors de la cérémonie, l’humoriste Trevor Noah a ironisé sur ce « nouvel hymne national » des Etats-Unis, au vu du contexte politique dans le pays qui suscite de l’anxiété chez beaucoup d’habitants.
Gesaffelstein, seul Français récompensé
Pour sa reprise du titre de Lady Gaga Abracadabra(Nouvelle fenêtre), Gesaffelstein a remporté le Grammy du meilleur remix de l’année, prix pour lequel était également nommé son compatriote David Guetta. Actif depuis plus de quinze ans sous cet alias, Gesaffelstein, de son vrai nom Mike Levy, est l’un des DJ et producteurs français les plus réputés de la planète, au point notamment de se produire au festival américain Coachella. Cette récompense permet aussi à Lady Gaga de faire coup double, après qu’elle a reçu le prix du meilleur enregistrement dance pop pour son tube électropop Abracadabra.
« KPop Demon Hunters » fait entrer la K-pop aux Grammys
Le tube K-pop Golden, extrait de la bande originale du film d’animation de Netflix KPop Demon Hunters, a remporté le prix de la meilleure chanson écrite pour un support visuel. Connu sous le nom Briller en France et devenu un hymne dans les cours de récréation à travers le monde, le titre signe une première : celui du tout premier Grammy Award pour la musique sud-coréenne.
Steven Spielberg s’offre un grand chelem
Auréolé du Grammy de la meilleure musique de film pour son documentaire Music by John Williams, consacré à l’emblématique compositeur de la bande originale de Star Wars, le réalisateur américain est entré dans le club très fermé des « EGOT », les artistes ayant remporté les quatre grandes récompenses américaines (avec les Oscars pour le cinéma, les Emmys pour la télévision et les Tony Awards pour le théâtre).
Le Dalaï Lama récompensé pour un livre audio
Le chef spirituel de la communauté tibétaine a exprimé sa « gratitude » après avoir son premier Grammy Award, dans la catégorie livres audio. A 90 ans, le lauréat du prix Nobel de la paix, qui vit en exil en Inde, s’est vu décerner une récompense pour Méditations : Réflexions de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. L’an dernier, l’ex-président américain Jimmy Carter avait remporté un Grammy Award à titre posthume dans cette catégorie, pour la version audio d’un recueil de ses discours. Barack Obama et Bill Clinton en ont chacun remporté deux dans cette catégorie.
France Info
Afroguinée Magazine | Premier site culturel de Guinée News – Culture – Afropeople :: Le plus grand portail culturel et événementiel de la Guinée et de sa Diaspora