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[Musique/Feat] Guinée, la vache laitière des chanteurs nigérians !

Banalement, les chanteurs nigérians se font beaucoup d’argent sur le dos des artistes guinéens. Pour chanter avec eux, il faut d’abord mettre le cash sur la table sans compter les frais d’hôtel, restauration, accoutrement et billets d’avion. C’est un coût exorbitant qui s’élève quelques fois à des dizaines de milliers de dollars, débloqué par des artistes guinéens en quête d’ouverture. Uniquement, pour collaborer avec la star de leur rêve, les artistes guinéens sont prêts à tout. Ainsi, ces Featuring et autres collaborations musicales sont devenus actuellement une aubaine pour les chanteurs de la Naija Music. 

Yemi Aladé, Flavour, Tiwa Savage ou encore Timaya pour ne citer que ceux là, sont désormais des icônes que les chanteurs guinéens s’arrachent à coup de milliers de dollars. Un véritable business avec des factures souvent salées pour nos chanteurs guinéens en quête de buzz, d’instant de célébrité. Et il faut avoir l’esprit ouvert pour bien négocier afin d’échapper à une nasse d’exigence et de tracas. Cette petite mafia de l’industrie musicale au Nigéria expose nos stars guinéennes qui sont souvent victimes par ignorance.

Après Azaya qui a au moins réussi à réaliser son rêve avec Yemi Aladé et d’autres stars du Nigeria, Koundou Waka, lui, s’est buté, mordu à l’appât et crie à l’escroquerie après avoir versé aveuglement, tenez-vous bien, 32 mille dollars. N’est-ce pas c’est trop cher ? Donner plus de 300 millions de francs guinéens pour une simple chanson qui n’a d’ailleurs jamais pu être réalisée. Nombreux estiment qu’il s’est bien fait plumer.

Pour beaucoup de mélomanes, avec ce montant excessif, Koundou Waka pouvait se taper trois ou quatre somptueuses vidéos qui pouvaient le vendre à l’international. Ou soit,  » financer la duplication du disque « La Haine de L’autre », un album annoncé qui n’est jusque-là  pas disponible chez les disquaires ».

La question que tout le monde se pose, est celle de savoir la portée de ces collaborations nigérianes sur la carrière des artistes guinéens. Puisque les premières œuvres dévoilées comme le Feat. Azaya-Timaya et Yemi Aladé,  ont été de beaux clips, mais pas perçus comme de véritables tubes à succès.

LIRE AUSSI : Azaya feat. Timaya : que pensez-vous de leur chanson « Coco » ?

Le pire est qu’après le projet de Featuring, il n’y a pas de suivi de booking derrière. Ces stars nigérianes ne fournissent aucun effort dans leur pays pour la promo à grande échelle de ces œuvres pour lesquelles ils sont chèrement payés par des guinéens à des coups de milliers de dollars.

Après Azaya etla déception de Koundouwaka, Instinct Killers est aussi friand de la Naija Music. Pour l’heure, le groupe est en plein tournage à Lagos avec Flavour et Patoranking dont le suspense n’y est plus. Puisque les images font déjà le tour des réseaux sociaux avant la sortie officielle.

 Pourquoi forcément le Nigéria ? Est-ce un complexe de la part des artistes guinéens ?

Le Nigeria est-il un repère ou une référence pour la Guinée, musicalement ? Même si de nos jours la Naija Music et l’afrobeat sont très prisés, les artistes de la nouvelle génération en Guinée disposent d’un immense patrimoine musical et de sonorités variées. A cela s’ajoutent des œuvres d’anthologie léguées par la génération des Bembeya Jazz ou encore de Manfila Kanté. Toutes ces œuvres guinéennes et rythmes du terroir peuvent  être dépoussiérés, réadaptés au temps afin de développer et valoriser la musique du pays. Il suffit de faire des samples musicaux pour bien être dans la cadence authentique du terroir.

Par le passé, nombreux avaient compris cela pour transcender les frontières guinéennes comme Bill De Sam, les Bembeya Jazz, Aboubacar Demba Camara et Soul Bang’s aujourd’hui ainsi que tant d’autres chanteurs. C’est pour dire que la création musicale a besoin d’originalité, d’authenticité et de fusion pour embrasser l’universel du succès.

Comme exemple, les artistes sénégalais, ivoiriens, congolais, béninois, sud-africains, maliens et autres n’ont point besoin du Nigéria pour faire décoller leur musique. Et aujourd’hui, ça marche bien pour eux ! Dommage pour la Guinée qui, toujours, se laisse influencer par les tendances étrangères.

Syta CAMARA

www.afroguinee.com

A propos Fode Sita Camara

Journaliste reporter. Rédacteur en chef à ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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2 Commentaire

  1. Je suis totalement d’accord avec ce article et d’ailleurs sachant que les nigérians n’ont rien à nous inspirer et dores ont se donne toute cette peine pour de petit featuring avec des sommes colossales et en dépit de tout, c’est artistes Nigérians ne se donne jamais à font dans leur collaboration avec nos stars!
    IL faut être bête pour penser que vous ne pourrez jamais y arriver sans ces scrupules arnaque à la Nigériane !
    L’unique fait qui me pousse encore et encore et pour toujours à aimer SOUL BANG’S c’est parce qu’orni d’être leader mais il voit de loin!!
    Merci vraiment à l’équipe Afroguinee.com pour ce genre d’article !

  2. No vraiment vous avez raison.moi je suis un artiste musien.c qui me fait mal dans tout ça. C’que les artistes avec qui il s’ colaborent ne font aucun n’efort.pourquoi depensais autan d’argents??

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