Aya Nakamura, c’est un raz-de-marée qui a submergé la planète entière. Partout, la jeunesse se déhanche sur ses titres r’n’b mâtinés de rythmes africains, d’afro-trap et d’argot, à l’image de son premier tube, Djadja (qui frise les 700 millions de vues sur YouTube).
Son deuxième album, Nakamura en 2018, où figurent aussi les titres Pookie, Copines, s’est écoulé à un million d’exemplaires, dont la moitié à l’étranger, ce qui lui vaut le titre officieux « d’artiste francophone la plus écoutée dans le monde« . Même Rihanna et Madonna en sont folles, paraît-il.
En tournée en 2019 (on l’a vue deux fois à Marseille, à l’Espace Julien et au Dôme), la jeune femme de 25 ans, aux tenues ultra-sexy, longs cils et cheveux jusqu’aux fesses, a provoqué de véritables scènes d’hystérie, principalement auprès des adolescentes, qui se retrouvent dans ce fort caractère.
Née au Mali, Aya Nakamura a grandi à Aulnay- sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. De ce parcours, elle tire notamment ce parler mêlé de dialectes africains, cette identité de femme forte (son pseudo Nakamura vient d’un personnage de la série Heroes) et ce style musical urbain et métissé.
Boudée par les Victoires de la musique en 2019 (où elle était pourtant nommée deux fois), et surtout privée cette année de festival Coachella aux États-Unis, annulé pour cause de Covid, et porte d’entrée dans le monde anglo-saxon, Aya Nakamura continue son chemin qui ne se limite pas à la France.
Ce troisième album Aya, paru vendredi, la conduira-t-il encore plus loin ?
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