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Lyricson :  »Je compte mettre ma carrière en pause »


Interview : Plus de 15 ans de carrière musicale, LYRICSON n’est plus à présenter dans la sphère Reggae en France. L’auteur de Bad Load, reste toujours aussi actif que productif. Nous l’avons récemment rencontré à Paris pour une brève causette. Lisez plutôt !

Bonjour King Lyricson, comment ça va ?

LYRICSON : Je vais bien merci par la Grâce et la volonté de Dieu.

Il y a peu de temps vous avez sorti un nouvel album intitulé ‘’ Year Of The Don’’. Pouvez- vous nous parlez de ce projet ?

‘’Year of the Don’’ est un projet sorti en Mai 2015. C’est un projet de 12 titres à couleur Dancehall. Comme ‘’Love Thérapie’’ mon disque précédent. J’ai adopté un format plutôt court compact. Et la production a été signée par mon label Royal Music.

Pourquoi avez-vous choisi de faire encore une autoproduction avec ce projet ?

L’auto production c’est la liberté pour tout artiste qui peut se le permettre et c’est la voie que je conseille à tout artiste débutant. Soyez autodidacte afin de garder le maximum de contrôle sur vos œuvres à moins d’être dans une relation honnête avec un label ou producteur. Il y a moins de compromis dans l’auto production sauf ceux que l’on s’impose à soi-même.

Quand on parle de LYRICSON dans le milieu du reggae dance hall en France,  ça fait souvent trembler le milieu…

Trembler dans quel sens? En plus de 15 ans de carrière je ne garde pas de souvenirs si terribles. Mais avec du recul je comprends que certaines de mes opinions puissent faire débattre. Mais comme tu sais bien, je ne suis pas complice par le silence, ça surprend. Mais j’ai ma conscience tranquille à tout moment. Jah est mon bouclier et mon guide…

Visionnez le clip ROCA Ft. LYRICSON- Retour à la Source

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En ce moment, on a l’impression que la production et la diffusion d’artistes africains en matière de reggae, n’est plus chose aisée en France, pourquoi selon vous ?

Le reggae en général manque cruellement d’espace dans la sphère médiatique en France en particulier. Cela est dû à un blocage des grands médias qui considèrent le reggae comme une musique de pauvres et qui ne contribue pas assez à l’abrutissement des esprits. C’est une question économique mais aussi de contexte. Si tu me suis. Mais à nous de créer de nouvelles bases pour permettre au reggae de survivre et d’agrandir son nombre d’auditeurs. La France est certes une place forte du reggae mais elle n’est pas la seule. Paradoxalement, en Angleterre il y a moins de festivals de reggae qu’en France mais on en entend plus régulièrement sur les grands médias.

Vous êtes en partance  pour Conakry, quel est le but de ce voyage au bercail ? Y a-t-il des projets qui se profilent en vue ?

Je rentre m’installer, poser mes valises auprès des miens après de trop longues années loin de ma famille de mes proches et amis. Pour ce qui est des projets je ne saurais tous les énumérer. Dans l’immédiat ma priorité est la réalisation de l’album du groupe Royal Sanké que l’on a débuté il y a un an déjà chez Diadjef records. Je compte mettre ma carrière en pause pendant quelques temps afin de pouvoir me concentrer pleinement sur le projet de ce jeune groupe fantastique. J’ai été béni de pouvoir participer à cette aventure et j’espère que le peuple appréciera le travail qu’ils auront effectué.

Redécouvrez le clip Woraba de Royal Sanké

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Un dernier mot ou une pensée positive pour finir…

Souhaitons qu’il n’y ait pas de fin aux belles aventures. ( Rire).   »N’ayez pas peur de l’avenir et donnez-vous les moyens d’accomplir vos objectifs. Soyez positifs malgré toutes les difficultés qui se dresseront devant vous » . One love !

Je vous remercie

C’est moi qui vous remercie…

Visionnez le clip  We Nah Fear de Lyricson

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Propos recueillis par Aboubacar Mamadou CAMARA pour © Afroguinée Magazine

www.afroguinee.com

 

 

A propos Aboubacar

Journaliste et animateur radio. Directeur de Publication de ©Afroguinée Magazine, premier portail culturel et événementiel de Guinée-Conakry.

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